Bonnes pratiques mises en place par les plateformes afin de lutter contre les “fake news” sur le Coronavirus.

Written on 17 Mar 2020

Donner la priorité aux informations officielles

Tout d’abord, il est important d’obtenir des informations de sources officielles des gouvernements ou des organisations mondiales, tels que des sites Internet ou des communiqués de presse (comme ceux du gouvernement français ou l’Organisation Mondiale de la Santé). Depuis le début de la crise, le Directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé a tenu des conférences de presse presque tous les jours. Toutefois d’autres médias peuvent également être fiables s’ils présentent leurs sources et qu’elles sont dignes de confiance.

A la suite d’une rencontre le 28 février 2020 avec le porte-parole du gouvernement et le secrétaire d’état chargé du numérique, les principaux acteurs du secteur de l’information se sont engagés à mettre en avant leurs sources d’information au sein de leurs services respectifs et notamment la page du gouvernement français dédiée au Coronavirus.

Par exemple, Youtube, Twitter et Facebook affichent systématiquement aux utilisateurs un lien vers la page dédiée du gouvernement français lorsque l’utilisateur lance une recherché liée au Coronavirus. Tiktok, l’application incontournable de partage de vidéos, propose en priorité à ses utilisateurs des vidéos de l’Organisation Mondiale de la Santé, de la Croix-Rouge ou encore du Forum Economique Mondial.

Certaines organisations décryptent également les “fake news“ au fur et à mesure de leurs publications et démêlent le vrai du faux sur leurs sites Internet, tout comme pour une FAQ. Il s’agit notamment du site Internet de l’Organisation Mondiale de la Santé avec un article ‘En finir avec les idées reçues’, le site Internet de LCI (une chaine d’information française) ou encore le compte Twitter du Ministère français de la Santé.

Les médias peuvent réduire la visibilité d’un contenu

En amont de cette crise, les réseaux sociaux avaient déjà adapté leurs pratiques afin de lutter contre les “fake news“.

Dans le cas où un contenu représenterait un danger pour un utilisateur, les réseaux sociaux mettent tout en œuvre pour le supprimer : les informations trompeuses et notamment les soi-disant “remèdes miracles“ sont spécifiquement visés. Facebook a décidé d’interdire les publicités faisant référence au Coronavirus qui ont pour objectif de semer la panique ou qui laissent entendre que les produits concernés servent de remède, ou à prévenir la contamination, ainsi qu’à bloquer ou restreindre les “hashtags“ sur Instagram qui propagent la désinformation sur le Coronavirus.

Pour les contenus ne mettant pas en danger les utilisateurs mais qui restent néanmoins erronés, Facebook limite leur visibilité. Ces “fake news“ apparaissent aussi bas que possible sur le fil d’actualité d’un utilisateur. Facebook offre également une fonction de “vérification des faits“ qui démontre à l’utilisateur que les informations sont fausses ou inexactes.

Publication de contenu lié au Coronavirus

Avant que l’utilisateur ne publie un contenu dont les informations sont jugées fausses, certains réseaux sociaux tentent de dissuader l’utilisateur de le publier. Par exemple, Facebook affichera un message “Attention“ sur l’écran de l’utilisateur et une confirmation via un clic est nécessaire avant toute publication. Si une information publiée s’avérait être fausse, Facebook informe l’utilisateur via une notification et propose un article de “vérification des faits“ sur ce sujet. Tiktok opère également de cette manière.

La gravité de la crise actuelle et l’importance de recevoir des informations exactes ont mis en évidence l’ampleur du défi représenté par les “fake news“. Mais, elle met également en lumière les progrès notables réalisés par les plateformes afin de relever ce défi.